
Aladdin
Traduit par Yasmine Seale · Édité, avec une introduction, par Paulo Lemos Horta · Liveright, 2018 · Édition de poche 2021
Horta a proposé une édition autonome d’« Aladdin » pour devancer l’Agrabah de bric et de broc qu’il voyait venir dans le remake en prises de vues réelles de Disney de 2019, et pour prendre les devants et orienter le débat en rendant son rôle au conteur syrien du conte, Hanna Diyab. La presse a suivi. Outre l’introduction, Horta a commandé et édité la traduction, et divisé le conte en douze chapitres et un épilogue, auxquels il a donné des titres.
L’introduction de Horta lit le conte à la lumière des mémoires de Hanna Diyab, le conteur syrien qui le confia à Galland en 1709, et le qualifie de conte « qui n’est pas à proprement parler une invention française, mais plutôt syro-français dans son origine et sa composition ». Édition brésilienne : Aladim (Zahar, 2019), avec une préface inédite.
« Paulo a écrit tout un livre là-dessus – Marvellous Thieves: Secret Authors of the Arabian Nights – et il consacre un chapitre à l’idée qu’au lieu de voir dans Aladdin la vision de l’Orient projetée par Galland, il est plus plausible d’y voir la vision de la France de Diyab. »
Texte original : “Paulo wrote a whole book about this—Marvellous Thieves: Secret Authors of the Arabian Nights—and he devotes a chapter to the idea that, rather than see Aladdin as Galland’s projected vision of the East, it’s more plausible to think of it as Diyab’s vision of France.”
« Moins connue est l’histoire textuelle de l’œuvre, à laquelle Paulo Lemos Horta nous offre dans cette édition une introduction approfondie … La découverte récente des mémoires de Diyab … a donc changé la donne. Elle prouve qu’Aladdin est syro-français dans son origine et sa composition, et rattache ainsi fermement cette histoire durable à ses racines arabes. »
Texte original : “Less well known is the work’s textual history, to which Paulo Lemos Horta gives us a thorough introduction in this edition … The recent discovery of Diyab’s memoir … has therefore been something of a game-changer. It proves that Aladdin is Syrian-French in its origin and composition, thus firmly reuniting the enduring story with its Arabic roots.”
« Plus sombre, plus crasseux et plus tordu que sa version disneyisée »
Texte original : “Darker, grubbier, and more twisted than its Disneyfied iteration”
« Une introduction ample, savante et pénétrante à un classique nouvellement traduit, suivie d’un texte vraiment captivant et très lisible. »
Texte original : “A wide-ranging, learned, and insightful introduction to a newly translated classic is followed by a really compelling and readable text.”
« Excellent »
Texte original : “Excellent”
L’un des meilleurs livres de 2018 selon Buzzfeed
- ArabLit, « Forthcoming: Translation of Memoir by ‘Aladdin’-teller Hanna Diyab », 27 mai 2019
- The Washington Post, Michael Dirda, sur l’« excellente » édition Norton, 11 juin 2019
- The New Yorker, « Wish List », Anthony Lane, 24 mai 2019
- Times Literary Supplement, « Lines of blood and baffled eyes », Hetta Howes, 21 décembre 2018
- Buzzfeed, « The Best Books of 2018 for Every Kind of Reader », 16 décembre 2018
- The Paris Review, « Staff Picks », Madeline Day, 14 décembre 2018
- The Monocle Weekly, entretien avec Georgina Godwin, 9 décembre 2018
- The Spectator, Melanie McDonagh, 8 décembre 2018
- BookPage, « Rethinking a Classic », Robert Weibezahl, décembre 2018
- Public Books, « A Thousand and One Translations », Amanda Hannoosh Steinberg, 4 décembre 2018
- Dubai Eye 103, entretien avec l’auteur, 24 novembre 2018
- The Guardian, « How Aladdin’s story was forged in Aleppo and Versailles », Richard Lea, 2 novembre 2018
- Publishers Weekly, « Yasmine Seale Has Retranslated ‘Aladdin’ », Wendy Smith, 19 octobre 2018
- Publishers Weekly, compte rendu, septembre 2018
- Kirkus Reviews, compte rendu, septembre 2018
- Public Books, « On Our Nightstands », Stephen Twilley, juillet 2018