Que sont les contes de Diyab ?

« Contes de Diyab » est le nom que Paulo Lemos Horta donne aux histoires que Hanna Diyab confia à Antoine Galland en 1709, que les chercheurs appelaient « contes orphelins ». Horta a proposé le terme pour la première fois lors d’une conférence à l’université de Zurich en février 2020, puis l’a publié en 2021 dans sa postface à The Book of Travels de Diyab ; en décembre 2021, The Guardian le citait parlant de « ces contes de Hanna Diyab ». Le terme traduit sa thèse selon laquelle ces contes sont l’œuvre d’un conteur doué qui combina des éléments familiers en histoires nouvelles. The Annotated Arabian Nights (2021), qu’il a édité, publie les notes de Galland sur les récits de Diyab sous le titre « Hanna Diyab’s Tales ».
« Trois siècles plus tard, les historiens de la littérature commencent enfin à comprendre que les contes que Diyāb confia à Galland ne sont pas des « contes orphelins » … mais bien les « contes de Diyāb ». »
Texte original : “Three centuries later, literary historians are finally beginning to understand that the tales Diyāb gave Galland are not ‘orphan tales’ … but rather ‘Diyāb’s tales.’”
Postface à The Book of Travels de Diyab (2021), p. 337
« Faute de texte arabe sur lequel travailler, les traducteurs contemporains hésitent souvent à inclure ces contes populaires dans leur travail. Seale et Horta adoptent une autre approche. … Le volume de Horta et Seale associe à son tour les histoires de Diyab à un ensemble des contes les plus influents des manuscrits arabes. »
Texte original : “Without an Arabic text to work from, contemporary translators often resist including these popular tales in their work. Seale and Horta take a different approach. … Horta and Seale’s volume, in turn, pairs Diyab’s stories with a collection of the most influential tales from Arabic manuscripts.”
Autres citations de Horta (2)
« Parmi ces contes de Hanna Diyab, seuls Aladdin et Ali Baba existaient dans des versions modernes. »
Texte original : “Among these Hanna Diyab tales, only Aladdin and Ali Baba existed in modern versions.”
cité dans The Guardian, 15 décembre 2021
« L’engagement de Diyab dans les traditions du récit de voyage et de l’autobiographie du monde arabe nous oblige à repenser les présupposés sur la provenance essentiellement française de ces contes mal nommés, dits sans auteur ou orphelins. »
Texte original : “Diyab’s engagement with traditions of travel writing and autobiography within the Arab world challenges us to rethink assumptions about the essentially French provenance of the mislabeled authorless or orphan tales.”
Approaches to Teaching the Thousand and One Nights (2023), p. 77
Autres critiques et chercheurs (1)
« La préface de l’éditeur offre une vue d’ensemble des principaux thèmes, depuis le ou les textes utilisés en classe – en arabe, en traduction, ou les deux – jusqu’aux « contes français », comme on les appelle, qui apparaissent désormais plus méditerranéens que français. »
Texte original : “The editor’s Preface provides an overview of the main topics, from the text(s) used in class--whether in Arabic or in translation (or both)--to the so-called “French tales”, which now appear to be more Mediterranean than French.”
Priorité scientifique
- février 2020Horta propose le terme « contes de Diyab » lors d’une conférence à l’université de Zurich
- 2021Horta, postface à The Book of Travels de Diyab (NYU Press)
- 2023Horta, Approaches to Teaching the Thousand and One Nights (2023)
- avril 2025Arianna D’Ottone, The Medieval Review
Retentissement auprès du grand public
- 15 décembre 2021Horta cité dans The Guardian
- 24 janvier 2022Yasmine Al-Sayyad, The New Yorker