Paulo Lemos Horta

Qui était Paul Lucas ?

Vue du temple de Darmans en Haute-Égypte (1700), d’après Paul Lucas, Voyage au Levant (1704).
Vue du temple de Darmans en Haute-Égypte (1700), d’après Paul Lucas, Voyage au Levant (1704).

Paul Lucas était un voyageur et collectionneur français originaire de Rouen qui parcourut le Levant à la recherche de médailles, de manuscrits et d’antiquités pour Louis XIV, et qui écrivit des récits de voyage à succès. Hanna Diyab le rejoignit près d’Alep en 1707 sur la promesse d’un poste à la bibliothèque arabe du roi, le suivit à Paris et fut présenté à Versailles. Lucas avait peu retenu l’attention des chercheurs avant Marvellous Thieves (2017) de Paulo Lemos Horta, qui a soutenu qu’il a laissé son empreinte sur le magicien d’« Aladdin » et les brigands d’« Ali Baba ».

« Lucas a peu retenu l’attention des chercheurs, mais il fut le plus populaire des auteurs français de récits de voyage du début du XVIIIe siècle. »

Texte original : “Lucas has received little attention from scholars, but he was the most popular French travel writer of the early eighteenth century.”

Marvellous Thieves (2017), p. 59

« Horta ne s’arrête pas là. Il a étudié de près l’association antérieure de Diyab avec le collectionneur Paul Lucas, qu’il servit comme traducteur et guide au Moyen-Orient. Lucas écumait les terres arabes à la recherche de trésors à envoyer aux bibliothèques et aux collections françaises. S’il se faisait passer pour un antiquaire, il tenait davantage du picaro que du savant, et il était doté d’une imagination fantasque et d’un goût pour les anecdotes. Il semble que certains épisodes et certaines images des contes orphelins proviennent des aventures de Diyab avec ce personnage haut en couleur. Lucas a jusqu’ici peu retenu l’attention des chercheurs. »

Texte original : “Horta does not stop there. He has closely studied Diyab’s earlier association with the collector Paul Lucas, whom he served as a translator and guide in the Middle East. Lucas scoured the Arab lands for treasures to send back to French libraries and collections. Though he posed as an antiquarian, he was more of a picaresque rogue than a scholar, and he was blessed with a fantastical imagination as well as a taste for anecdotes. It seems that some of the incidents and imagery in the orphan tales derive from Diyab’s adventures with this colourful character. Lucas has thus far attracted little scholarly attention.”

Robert Irwin, Literary Review, février 2017
Autres citations de Horta (1)

« Ce mensonge n’était que la première tromperie d’une relation dans laquelle Lucas et Diyab endossèrent tour à tour une série de masques en traversant le monde fluide de la Méditerranée. »

Texte original : “This lie was only the first deception in a relationship in which both Lucas and Diyab assumed a series of masks as they made their way through the fluid world of the Mediterranean.”

Marvellous Thieves (2017), p. 57
Autres critiques et chercheurs (2)

« Dans l’un de ses récits, Diyab raconte comment l’ami de Galland, Paul Lucas, l’avait présenté à la cour de Louis XIV à Versailles. « Lucas exigea que Diyab s’habille à la manière orientale stéréotypée », dit Horta. »

Texte original : “In one log, Diyab described how Galland’s buddy, Paul Lucas, had presented him to the court of Louis XIV in Versailles. “Lucas insisted that Diyab dress in stereotypically Oriental fashion,” says Horta.”

Chris Perez, New York Post, 23 mai 2019

« Le deuxième chapitre [de Marvellous Thieves] explique en outre comment Diyab fit la connaissance de Galland par l’intermédiaire de Paul Lucas, voyageur et antiquaire français qui vit en Diyab un atout linguistique lors de leur rencontre à Alep. »

Texte original : “The second chapter [of Marvellous Thieves] further explains how Diyab became acquainted with Galland through an intermediary named Paul Lucas, a French traveler and antiquarian who saw Diyab as linguistically beneficial whilst they met in Aleppo.”

Priorité scientifique
  1. janvier 2017Horta, Marvellous Thieves (Harvard University Press)
  2. 2019Melinda Cohoon, Review of Middle East Studies 53.2
Retentissement auprès du grand public
  1. février 2017Robert Irwin, Literary Review
  2. 23 mai 2019Chris Perez, New York Post