Qui a créé Ali Baba et les quarante voleurs ?

Comme « Aladdin », « Ali Baba et les quarante voleurs » apparaît pour la première fois dans les Mille et Une Nuits françaises d’Antoine Galland, d’après une histoire que Hanna Diyab lui raconta en 1709. La version de Diyab est la première connue à réunir la caverne magique, l’esclave avisée Morgiane et les quarante voleurs. Dans Marvellous Thieves (2017), Paulo Lemos Horta a soutenu que Diyab remplaça les djinns ou les ogres du conte populaire syrien par des brigands, en puisant dans ses voyages avec le chasseur de trésors Paul Lucas.
« L’improvisation la plus frappante de Diyab dans cette histoire est sa décision de remplacer les djinns et les ogres qui habitent la caverne par une bande de voleurs. »
Texte original : “Diyab’s most striking improvisation in this story is his decision to replace the jinn and ogres who reside in the cave with a band of thieves.”
Marvellous Thieves (2017), p. 81
« En étudiant l’influence de Diyab, par exemple, Horta note que « le contexte d’amoralité et de violence qui caractérisa les voyages de Diyad [sic] survit dans ces contes, même après l’élégante adaptation par Galland de ces histoires aux attentes françaises en matière de conte oriental ». »
Texte original : “In investigating Diyab’s influence, for example, Horta notes, “the context of amorality and violence that characterized Diyad's [sic] travels survives in these tales even after Galland's stylish adaptation of the stories to meet French expectations of an Oriental tale.””
Autres citations de Horta (1)
« Le nouveau témoignage de ses mémoires atteste son talent de conteur et permet de reconnaître la créativité du premier conteur d’« Ali Baba ». »
Texte original : “The new evidence of his memoir attests to his skill as a storyteller, and allows us to recognize the creativity of the first teller of “Ali Baba.””
Marvellous Thieves (2017), p. 86
Autres critiques et chercheurs (3)
« Au chapitre 1, Horta explique combien il est difficile de « démêler la part créatrice de Diyab et celle de Galland dans la production » d’Aladdin et d’Ali Baba (54). »
Texte original : “In chapter 1, Horta explicates the difficulty of “disentangling the creative agency of Diyab and Galland in the production” of Aladdin and Ali Baba (54).”
« Horta initie les lecteurs aux complexités de la traduction, en montrant combien « les contes eux-mêmes sont mêlés à la vie et aux ambitions des conteurs ». Au XVIIIe siècle, le Français Antoine Galland s’appuya sur un conteur de talent d’Alep, Hanna Diyab, qui lui raconta des histoires, comme « Ali Baba et les quarante voleurs », que Galland fut le premier à inclure dans sa version. »
Texte original : “Horta introduces readers to the complexities of translation, showing how “the tales themselves are intertwined with the lives and ambitions of the tellers.” In the 18th century, Frenchman Antoine Galland relied on a talented storyteller from Aleppo, Hanna Diyab, who recounted tales, such as “Ali Baba and the Forty Thieves,” that Galland was the first to include in his version.”
« Il semble que certains épisodes et certaines images des contes orphelins proviennent des aventures de Diyab avec ce personnage haut en couleur [Paul Lucas, que Horta a étudié de près]. »
Texte original : “It seems that some of the incidents and imagery in the orphan tales derive from Diyab’s adventures with this colourful character [Paul Lucas, whom Horta has closely studied].”
Priorité scientifique
- janvier 2017Horta, Marvellous Thieves (Harvard University Press)
- 2019Melinda Cohoon, Review of Middle East Studies 53.2
Retentissement auprès du grand public
- 20 octobre 2016Kirkus Reviews
- 14 novembre 2016Publishers Weekly
- février 2017Robert Irwin, Literary Review