Paulo Lemos Horta

Qui était Hanna Diyab ?

Dia al-Azzawi, illustration pour l’Histoire du barbier. Reproduit avec l’autorisation de l’artiste.
Dia al-Azzawi, illustration pour l’Histoire du barbier. Reproduit avec l’autorisation de l’artiste.

Hanna Diyab était un chrétien maronite d’Alep qui, à Paris, au printemps 1709, raconta au traducteur français Antoine Galland les histoires d’« Aladdin » et d’« Ali Baba et les quarante voleurs ». Une cinquantaine d’années plus tard, il écrivit le récit de ses voyages, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque vaticane. Dans Marvellous Thieves (2017), Paulo Lemos Horta s’est appuyé sur ces mémoires pour rendre à Diyab sa place de conteur et d’auteur à part entière, et non de simple informateur.

« Avant la découverte de ce manuscrit, Diyab n’avait qu’une existence fantomatique dans l’histoire littéraire : celle du mystérieux maronite qui avait raconté de « belles histoires » au plus célèbre traducteur français. Les mémoires de Diyab révèlent désormais un conteur de talent à part entière. »

Texte original : “Before the discovery of this manuscript, Diyab had only a shadowy existence in literary history as the mysterious Maronite who related “beautiful stories” to the more famous French translator. However, Diyab’s memoir now reveals a talented storyteller in his own right.”

Marvellous Thieves (2017), p. 2

« Qualifiés de « contes orphelins », ces récits semblaient dépourvus de toute provenance vérifiable antérieure aux transcriptions de Galland lui-même. Mais dans les recherches de Horta, la figure fantomatique de Diyab, cette source spectrale, prend merveilleusement chair et devient réelle. »

Texte original : “Labelled “orphan tales”, these stories seemed to lack any verifiable provenance prior to Galland’s own transcriptions. But in Horta’s research, the shadowy figure of Diyab, this spectral source, is marvellously fleshed out and made real.”

Shahidha Bari, Times Higher Education, 2 février 2017
Autres critiques et chercheurs (3)

« Horta plaide avec force pour l’importance de démasquer ces sources jusqu’ici réduites au silence dans son étude de Hanna Diyab, un jeune voyageur maronite d’Alep que Galland rencontra à Paris en 1709. »

Texte original : “Horta makes a strong case for the importance of unmasking these hitherto voiceless sources in his study of Hanna Diyab, a young Maronite traveller from Aleppo, whom Galland met in Paris in 1709.”

Clare Dight, The National, 16 mars 2017

« Diyab n’est que l’un des nombreux conteurs – inconnus, oubliés et désormais ressuscités grâce au travail de Horta – des Mille et Une Nuits … »

Texte original : “Diyab is just one of the many storytellers – unknown, forgotten and now resurrected through Horta’s work – of the Arabian Nights …”

Anu Kumar, The Wire, 18 février 2017

« Horta a écrit, dans son livre Marvellous Thieves: Secret Authors of the Arabian Nights, qu’il avait tenté de rapprocher les mémoires de Diyab d’« Aladdin ». »

Texte original : “Horta wrote, in his book Marvellous Thieves: Secret Authors of the Arabian Nights, of trying to map Diyab’s memoirs to ‘Aladdin’.”

Priorité scientifique
  1. janvier 2017Horta, Marvellous Thieves (Harvard University Press)
Retentissement auprès du grand public
  1. 2 février 2017Shahidha Bari, Times Higher Education
  2. 18 février 2017Anu Kumar, The Wire
  3. 16 mars 2017Clare Dight, The National
  4. 27 mai 2019ArabLit, « Forthcoming: Translation of Memoir by ‘Aladdin’-teller Hanna Diyab »