
Marvellous Thieves
Paulo Lemos Horta · Harvard University Press, 2017 · Édition de poche 2019
Pendant plus de trois siècles, les traducteurs des Mille et Une Nuits ont accumulé prestige, réputation et jusqu’à des titres de chevalier, et se sont vu attribuer la paternité de contes et de commentaires ajoutés aux Nuits en traduction ; dans Marvellous Thieves, Horta met enfin au jour le rôle et l’histoire des conteurs, guides et collaborateurs locaux que les orientalistes ont dépouillés.
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« Dans « Marvellous Thieves », une étude agile, parue en 2017, des « Mille et Une Nuits » et de leurs origines, Paulo Lemos Horta note que Diyab, avant de raconter « Aladdin » à Galland, s’était rendu à la cour royale, à Versailles, avec Lucas (qui l’obligea à revêtir un costume de pacotille orientale), et y avait admiré la splendeur des femmes couvertes de bijoux – un détail occidental qui scintille chez la princesse orientale d’« Aladdin ». Ainsi les cultures se nourrissent-elles les unes des autres. »
Texte original : “In “Marvellous Thieves,” a nimble 2017 study of the “Arabian Nights” and its provenance, Paulo Lemos Horta notes that Diyab, prior to recounting “Aladdin” to Galland, had attended the royal court, in Versailles, with Lucas (who made him robe up in mock-Oriental garb), and admired the bejewelled splendor of the women—a Western detail that gleams in the Eastern princess of “Aladdin.” Thus do cultures feast upon one another.”
« Paulo Horta a mis au jour une masse de preuves nouvelles sur des figures clés de la fabrication des Mille et Une Nuits et communique ses découvertes saisissantes avec une verve de conteur, soulevant de nombreuses questions passionnantes sur les liens entre invention, imitation, traduction et plagiat, et sondant les effets troubles du regard impérial et de l’acquisition des savoirs et des langues locales. Avec Marvellous Thieves, Paulo Horta a écrit une œuvre de détection littéraire des plus divertissantes, attentive et savante. »
Texte original : “Paulo Horta has uncovered a mass of fresh evidence about key figures in the making of the Arabian Nights and communicates his startling findings with a storyteller’s verve, raising many fascinating issues about the interplay of invention, imitation, translation, and plagiarism, and probing the vexed effects of the imperial gaze and the acquisition of local expertise and languages. In Marvellous Thieves, Paulo Horta has written a highly entertaining, attentive, and scholarly work of literary detection.”
« Marvellous Thieves, qui s’appuie sur des sources jusqu’ici négligées, est une œuvre d’érudition littéraire brillante, fluide et originale. »
Texte original : “Marvellous Thieves, which draws on hitherto neglected sources, is a brilliant, fluent and original work of literary scholarship.”
« L’approche de Paulo Lemos Horta est extrêmement originale. »
« Ce livre vivant, intellectuellement stimulant et révélateur apporte des réponses complexes – et de brillantes histoires d’enquête littéraire – à deux questions en apparence simples : qui a écrit les Mille et Une Nuits ? »
Texte original : “This vivid, intellectually lively and revelatory book gives complex answers – and brilliant stories of literary sleuthing – to a couple of seemingly simple questions: who wrote Arabian Nights?”
« Horta parvient à la conclusion étonnante que Diyab n’était pas simplement un conteur de passage auprès du maître traducteur Galland, mais un « contributeur essentiel aux réseaux de créativité » qui firent entrer les Mille et Une Nuits dans la culture européenne. »
Texte original : “Horta reaches the astonishing conclusion that Diyab was not simply a passing storyteller to Galland’s master translator, but a “crucial contributor to the networks of creativity” that brought the Arabian Nights into European culture.”
« Cet ouvrage est une contribution majeure à l’étude des complexités inhérentes à la traduction d’un tel chef-d’œuvre. »
Texte original : “This work is a major contribution to the study of the complexities inherent in translating such a masterpiece.”
« Ce beau livre … sonde de manière convaincante une période influente de l’histoire embrouillée et parfois sordide des « Mille et Une Nuits », et offre un bel exemple à ceux qui s’attachent à démêler cet ensemble d’histoires foisonnant et à jamais malléable. »
Texte original : “This fine book … cogently probes an influential period in the knotted and at times sordid history of the “Arabian Nights,” serving as a fine example to those unraveling this promiscuous and forever malleable set of stories.”
« La fascinante quête [de Horta] des origines des Mille et Une Nuits telles que nous les connaissons aujourd’hui révèle une multitude de conteurs presque aussi hauts en couleur que Sindbad ou Aladdin. »
Texte original : “[Horta’s] fascinating search for the origins of The Arabian Nights as it exists today reveals a multitude of storytellers nearly as colorful as Sinbad or Aladdin.”
« Un examen pénétrant d’une œuvre littéraire majeure et des complexités délicates de la traduction. »
Texte original : “An insightful examination of a significant literary work and the fraught complexities of translation.”
« … divertissants et bien étayés … »
Texte original : “… underhållande och väl underbyggda …”
« Les traducteurs dont Horta fait le récit étaient indiscutablement des voleurs – les uns des autres, de leurs sources et de leurs interlocuteurs, de leurs propres rencontres dans les villes arabes, persanes et indiennes qu’ils visitèrent. Mais Horta montre de façon convaincante que les plagiats, les vols, les recréations et les simples fabrications de chacun de ces hommes sont des histoires presque aussi passionnantes que celles qu’ils s’échinaient à transmettre aux lecteurs occidentaux. Chacun d’eux, qu’il s’agisse d’Antoine Galland et de Hanna Diyab ou de Richard Burton, cherchait à laisser sa marque dans le monde et à préserver la littérature. Nombreux sont les livres qui retracent l’héritage problématique des traducteurs, ethnographes ou simples fonctionnaires coloniaux comme Torrens, mais Marvellous Thieves n’est pas de ceux-là : Horta offre aux lecteurs un récit des plus plaisants de l’histoire qui se cache derrière les Mille et Une Nuits. »
Texte original : “The translators Horta recounts were unquestionably thieves—of each other, of their sources and interlocutors, of their own personal encounters in Arab, Persian, and Indian cities they visited. But Horta makes a persuasive case that each man’s acts of plagiarism, theft, recreation, and simple fabrication are nearly as interesting stories as the ones they were toiling to bring to Western readers. Each man, whether Antoine Galland and Hanna Diyab or Richard Burton, was seeking to make his mark upon the world and preserve literature. There are numerous books recounting the problematic legacy of colonial translators, ethnographers, or simple civil servants like Torrens, but that book is not Marvellous Thieves and Horta has given readers a highly enjoyable account of the story behind the Thousand and One Nights.”
« Marvellous Thieves est une expérience de lecture passionnante qui nous aide à reconstituer la biographie de l’un des plus anciens romans de l’histoire littéraire. »
Texte original : “Marvellous Thieves is an exciting reading experience that helps us reconstruct a biography of one of the oldest romances in literary history.”
« En écrivant la biographie de deux siècles de traduction des Nuits, avec sa multiplicité de voix, de sources, de contextes et de préjugés, Horta a donné vie à une autre grande histoire issue des Mille et Une Nuits. »
Texte original : “In writing a biography of 200 years of Nights' translation, with its multiplicity of voices, sources, contexts and prejudices, Horta has breathed life into another great story to emerge from the Thousand and One Nights.”
« Marvellous Thieves est une contribution majeure à l’étude des Mille et Une Nuits en ce qu’il exploite des sources primaires négligées, comme les mémoires de Diyab. »
Texte original : “Marvellous Thieves is a major contribution to the study of the Arabian Nights as it makes use of overlooked primary sources such as Diyab’s memoir.”
Meilleur livre de non-fiction de l’année, North Shore News, 2017
Droits de traduction vendus en Turquie
- The New Yorker, « Wish List », Anthony Lane, 24 mai 2019
- All About History, « Scheherazade and Shahryar », 25 avril 2019
- ArabLit, « Forthcoming: Translation of Memoir by ‘Aladdin’-teller Hanna Diyab », 27 mai 2019
- Time, « Was Aladdin Based on a Real Person ? Here’s Why Scholars Are Starting to Think So », Olivia B. Waxman, 23 mai 2019
- New York Post, « Experts believe Aladdin may actually be based on a real person », Chris Perez, 23 mai 2019
- Review of Middle East Studies 53.2 (2019), Melinda Cohoon
- Translation and Literature 28 (2019), Claire Gallien
- Middle Eastern Literatures 20.3, Philip Kennedy, 18 décembre 2018
- Recherche littéraire / Literary Research, Xavier Luffin, été 2018
- Victorian Studies 60.4, Ali Behdad, été 2018
- Marvels & Tales 32.1 (2018), Nivair Gabriel
- The Hindu, « Travelling Tales », Uma Mahadevan-Dasgupta, 9 décembre 2017
- Dawn, « A Thousand and One Voices », Aqsa Ijaz, 3 décembre 2017
- Ajam Media Collective, « Who ‘wrote’ Aladdin ? The Forgotten Syrian Storyteller », Arafat A. Razzaque, 14 septembre 2017
- The Telegraph (Kolkata), « Living Networks », Sujaan Mukherjee, 17 novembre 2017
- Commonweal, « One Thousand and One Appropriations », Celia Wren, 8 mai 2017
- Al-Ahram Weekly, « Marvellous Thieves ? », David Tresilian, 18 octobre 2017
- Times Literary Supplement, Bruce Fudge, 11 juillet 2017
- The National, « Book review: Marvellous Thieves reveals local voices and sources of The Arabian Nights », Clare Dight, 16 mars 2017
- Svenska Dagbladet, « Litterär skatt med en sagolik historia », Carl Rudbeck, mars 2017
- The Wire, « The ‘Marvellous Thieves’ of the Arabian Nights », Anu Kumar, 18 février 2017
- Times Higher Education, « The tales’ many hidden tellers », Shahidha Bari, 2 février 2017
- Library Journal, critique étoilée, Ali Houissa, 1er février 2017
- PopMatters, « The Translators of ‘Thousand and One Nights’ Were Unquestionably Thieves », Matthew Snider, 1er février 2017
- Literary Review, « Stealing with Style », Robert Irwin, février 2017
- The Wall Street Journal, « Aladdin’s Many Fathers », Charles Shafaieh, 13 janvier 2017
- Scotland on Sunday, « One Thousand and One Routes from Aleppo to Aladdin », Stuart Kelly, 1er janvier 2017
- Publishers Weekly, 14 novembre 2016
- Kirkus Reviews, 20 octobre 2016
- Extrait : The Penguin Digest, 8 janvier 2018
- Extrait : The Wire, « A Syrian Storyteller in Versailles », 25 août 2017
- Extrait : Mumbai Mirror, « Anglo-Indian Nights », 13 août 2017